Le port du masque

Le port des masques n’est pas une “mode” ni une culture asiatique, mais c’est indiscutablement la méthode la plus efficace et moins coûteuse de prévention contre le COVID-19

Si la grippe espagnole ne fut pas la première pandémie mondiale, elle reste à ce jour la plus meurtrière de notre Histoire. Survenue entre 1918 et 1919, elle aurait tué de 50 à 100 millions de personnes dans le monde – dont 2,5 millions en Europe selon les estimations.
S’il est bien mal amené de vouloir comparer l’épidémie du coronavirus à celle de la grippe espagnole, une plongée dans les archives des journaux de l’époque sur Retronews révèle tout de même quelques similitudes avec le quotidien des populations de l’époque. 

Les masques

Alors que les pharmacies françaises ont été dévalisées de leurs masques avant qu’ils ne soient réquisitionnés par le gouvernement, le quotidien français L’Excelsior publiait le 26 février 1919 des photos de Londoniens adoptant « une mode bien autrement curieuse: le port du masque respiratoire pour éviter la contagion ». Contre le fâcheux et mystérieux microbe, « le masque n’empêche pas de parler ».

Le quotidien précise ensuite que comme « la contamination se fait, incontestablement, par les gouttelettes (toux, éternuements, expectorations) qui véhiculent le micro-organisme pathogène, il convient de surveiller et nettoyer la bouche, la gorge, les narines et les mains ». A l’époque il n’existait pas encore d’oxygénothérapie ni de service de réanimation.